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Pour Céline Lebrun, le sentiment qui prédomine quelques jours après sa victoire au Master de Séoul, c'est «un petit peu de fatigue !» plaisante-t-elle avant de reprendre : «non, ça fait très plaisir, c'est bien de tout de suite voir où on en est, et c'est sûr qu'avec une victoire on se rend compte qu'on est... bien!». La quintuple championne d'Europe, vainqueur dimanche chez les -78kg, retient aussi la manière, dans un nouveau type de compétition où les seize meilleurs mondiaux sont regroupés. Pas de repêchages, donc pas le droit à l'erreur.
«J'ai eu la chance de rencontrer trois Asiatiques, c'est un judo qui me convient plus. Au premier tour, je prends une Japonaise qui a gagné un grand tournoi juste avant Séoul, au deuxième tour une autre Japonaise qui a été championne du monde, et en finale une Coréenne très bien placée aussi. A chaque fois, j'ai pu marquer avec un mouvement de judo fort et toutes ces choses sont vraiment intéressantes pour la suite de la saison.» La saison se poursuit et Céline a déjà identifié le point qu'elle devait encore travailler pour être au top : «malgré tout, il m'a manqué encore un peu au niveau cardio». «J'ai été présente sur cette compétition, ajoute-t-elle, dans trois semaines, il y a le tournoi de Paris donc il faut continuer le travail.»
Le travail continue aussi pour Teddy Riner : «Ce tournoi m'a permis de me situer dans ma saison. Je sais ce que j'ai à travailler et comment les prendre (ses adversaires, ndlr). Je dois encore améliorer mon agressivité sur le kumikata, ma rapidité sur ce mouvement et en général et l'enchaînement de mes actions.» Le double champion du monde des +100kg a réalisé un bon parcours à Séoul : «Je n'étais pas sur les compétitions du début d'année, et j'ai entendu qu'il y avait deux Japonais qui gagnaient un peu tout. Donc j'étais content parce que je les ai pris dans les premiers tours.»
La prochaine étape dans l'agenda du n°1 mondial : le Grand chelem de Paris (7-8 février), suivi d'une préparation au Japon en vue du gros objectif de l'année, les Championnats du Monde à Tokyo, en septembre. Et les Jeux de Londres ? «Ils sont dans un coin de ma tête, j'y pense tout le temps. Mais avant ça il y a beaucoup d'étapes. Des compétitions, comme les Grand chelem, des stages de préparation. Les masters étaient une étape, les Monde une autre.» - Annabelle ROLNIN

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