Une forte dépression circulant sur les Soixantièmes, Franck Cammas est contraint de s'éloigner de la route directe vers le Cap Horn afin de s'assurer une mer plus calme et moins fatigante. Sous deux ris dans la grand-voile et trinquette, le trimaran géant file néanmoins à grande vitesse vers l'Est-Nord-Est afin d'éviter la zone la plus violente : des vents de 80 noeuds (145 km/h) soufflaient ce lundi midi dans le détroit de Drake. Cette trajectoire loin d'être optimale va lui faire perdre un peu de ses 250 milles d'avance qu'il possède encore sur le record d'Orange 2.
«Nous naviguons dans du vent soutenu, avec des pointes jusqu'à 37 noeuds, et la mer est assez chaotique, bien formée. Ce n'est pas très facile à négocier... C'est très humide sur le pont et les barreurs tentent de se protéger derrière le pare-brise qui est en très mauvais état, tenu par des cordages. Il y a de la houle croisée avec quelques talus assez hauts (2-3 mètres) et le bateau s'arrête de temps en temps dans une vague. Cela secoue pas mal, c'est très inconfortable, la fatigue s'installe et les manoeuvres sont beaucoup plus laborieuses. Il faut rester prudent», a indiqué Jacques Caraës à la vacation radio de 12h30 avec le PC Course parisien de Groupama.

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...