Martine Dupond, qui entraîne les judokas françaises, a dressé un constat assez cinglant à l'issue des Championnats d'Europe de Vienne, dimanche. Déjà , elle estime que la dernière médaille obtenue par les Bleues, le bronze lors de l'épreuve par équipe dimanche, est un «minimum syndical». «Elle a un petit goût amer, poursuit-elle. Les filles ont mis la manière (en finale) mais l'équipe d'Angleterre n'est pas une grosse équipe. La place de l'équipe de France féminine c'était la finale, voire même la première marche du podium».
Et après les "récompenses" collectives, place aux individuelles. «Morgane (Ribout, battue au premier tour en -57 kg), sur les derniers jours, ne s'est pas tout à fait bien préparée pour être présente, particulièrement concernant son poids. On avait essayer d'organiser cette descente au poids plus rigoureuse et c'est ce qu'on va faire aujourd'hui puisqu'on voit que de son côté, elle n'arrive pas à gérer ça seule». Lors de la demi-finale de l'épreuve par équipe, Ribout a eu besoin de «trois minutes pour se réveiller» et a «abordé le combat un peu à la légère».
Concernant Gévrise Emane, elle aussi sortie dès le premier tour en -63 kg, «c'est un peu différent. Elle a un peu l'habitude de rentrer difficilement dans les compétitions, ce n'est pas la première fois qu'elle rate le premier tour. Mais comme les résultats sont en demi-teinte, ça veut dire que toutes, elles ont des choses à travailler». (avec AFP)

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