«Sebastian Coe, à moins de huit mois de la cérémonie d'ouverture, où en sont les travaux ?
Nous sommes dans les temps. La construction du Parc Olympique est presque terminée, nous avons commencé à tester sportivement et techniquement nos sites de compétition et le recrutement des bénévoles est en cours. C'est la dernière ligne droite et c'est vraiment excitant. Mais je peux d'ores et déjà dire que je suis très fier des efforts réalisés au cours de ces six dernières années. Les sept mois à venir vont nous permettre de peaufiner tout le travail déjà effectué afin d'offrir les meilleurs Jeux possibles.
«Nous allons parvenir à remplir les sites, ce qui était l'un de nos principaux objectifs.»
Ces Jeux sont déjà un grand succès avec plus de 90% des billets vendus. En avez-vous douté ?
La campagne de sondages réalisée avant l'ouverture de la vente des billets avait montré tout l'intérêt que la population britannique porte aux Jeux. Ce n'est donc pas une surprise. Nous sommes une nation amoureuse du sport. Avec également notre volonté de proposer des prix abordables pour tous, nous allons parvenir à remplir les sites, ce qui était l'un de nos principaux objectifs. J'ajoute que la période précédant les Jeux, avec l'arrivée de la flamme en mai et les délégations qui vont progressivement transformer Londres en une ville-hôte, va accélérer l'émulation autour de l'évènement.
«Les nouvelles installations sportives, les nouveaux logements, un nouveau parc urbain, l'amélioration des transports, tout ceci va rester.»
Les coûts ont largement dépassé le budget estimé au départ et cela a fait grincer quelques dents. Que répondez-vous aux critiques ?
Le Comité d'Organisation de Londres des Jeux Olympiques et Paralympiques (LOCOG) est un organisme privé et notre budget est de 2 milliards de Livres Sterling (environ 2,5 milliards d'Euros). Ce budget est assuré par le parrainage, les ventes de billets, le merchandising et les droits de diffusion. Il est donc indépendant de tout autre apport. De plus, ces Jeux ne sont pas juste une quinzaine sportive. Ce qu'ils apportent équivaut à un grand nombre d'investissements sur plusieurs années. Les nouvelles installations sportives, les nouveaux logements, un nouveau parc urbain, l'amélioration des transports, tout cela va rester. Je suis fier que les Jeux aient été le catalyseur de ces transformations.
Est-ce plus facile de faire passer ses idées lorsque l'on s'appelle Sebastian Coe?
Oui et non ! J'ai été impliqué dans les Jeux de façons tellement différentes, comme un athlète, avec une fédération internationale et maintenant en tant que président d'un COJO, que j'ai voulu apporter toute cette expérience accumulée et m'assurer que les Jeux seront réussis sans jamais mettre de côté le confort des sportifs.
Qu'aura été le plus difficile pour vous ? Etre champion olympique ou présider le comité d'organisation ?
Quand j'étais athlète, je ne négligeais aucun détail. C'est le même processus pour les Jeux. C'est pourquoi nous avons tout un programme de tests sur nos sites au cours des mois à venir. Mais c'est probablement la course la plus difficile de ma carrière. Les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques sont les plus grands événements sportifs mondiaux et la conduite de ce projet est très complexe.
Usain Bolt et Michael Phelps ont été les stars des JO 2008. Sont-ils capables de rééditer leurs exploits ?
Il est difficile de répondre mais j'espère qu'ils répéteront leurs succès d'il y a quatre ans. Ce qui est sûr, c'est que je suis impatient de les voir à l'oeuvre. Phelps dans le centre aquatique et Bolt au stade olympique, ce sera de toute façon grandiose.»
*Double champion Olympique sur 1500 mètres et double vice-champion Olympique sur 800 mètres (JO Moscou 1980, Los Angeles 1984). Records personnels : 1'41''73 sur 800m en 1979, 3'29''77 sur 1500m en 1986.


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