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Battre la Grèce dans un match couperet est un plaisir suffisamment rare pour qu'on ne le boude pas. Il est encore plus jouissif quand il survient à l'issue d'une fin de match renversante, comme un exorcisme par joueuses interposées de tant de coups de poignard reçus côté masculin. Les Bleues avaient également une malédiction à combattre puisqu'elles avaient perdu en quarts de finale en 2003, 2005 et 2007. La dernière fois qu'elles avaient passé ce cap, en 2001, elles étaient allées jusqu'au titre. Mais parce que ce quart de finale qui semblait très accessible a été une souffrance, il oblige à tempérer les espoirs nés de la magnifique victoire obtenue deux jours plus tôt contre la Russie. Cette équipe de France est capable de tout, souvent du meilleur puisqu'elle reste invaincue en 2009 (13 victoires), mais aussi du pire avec 23 balles perdues ce jeudi - mais une seule dans les six dernières minutes. Et ce qui ne manquera pas de surprendre, c'est que sa principale faiblessse supposée - l'adresse à trois points - peut devenir sa force principale.
Face aux Russes, Céline Dumerc avait montré que les Bleues avaient ce petit plus qui permettait d'espérer en réussissant un 3/3 à trois points dans le premier quart-temps. C'est encore la capitaine qui a sonné la révolte en quarts en réusissant un tir lointain importantissime alors que la Grèce avait pris quatre points d'avance (45-49) à deux minutes de la fin sur les ailes de la scoreuse Evanthia Maltsi, qui avait raté ses six premiers shoots avant de monter en régime. Puis Florence Lepron, bien décalée par Cathy Melain, a donné le coup de grâce (51-49) à 1'14" de la fin. Le reste dans ce match où l'écart le plus important a été de cinq points (44-49, 35e), a eu lieu en défense. Les Françaises y ont essoré une équipe limitée à six éléments - alors que onze joueuses avaient été utilisées par Pierre Vincent après onze minutes. Il fallait une belle dose de caractère pour ne pas tomber en dépression après avoir souffert mille maux en attaque (22-21 à la mi-temps...), sachant que Sandrine Gruda, malgré ses 16 points, a été bien coupée du reste de l'équipe. Et s'il fallait élire une MVP de ce match, ce serait Cathy Melain (4 points, 5 rebonds, 5 passes), qui, avertie par son immense expérience, n'a jamais cessé d'attaquer le cercle afin de fluidifier le jeu et d'ouvrir des espaces que ses équipières, terriblement stressées par l'enjeu, refermaient. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...