«Il ne fait plus les mêmes choses que dans le passé mais en conservant un apport. C'est quelqu'un de discret qui ne fait rien pour se mettre en avant». Quand Cathy Melain parle de Laurent Foirest, on pourrait croire qu'elle dresse son propre portrait. Ils ont le même âge (35 ans), un palmarès long comme le bras en Championnat (huit titres pour elle, six pour lui) et peut-être bientôt le même retour en équipe de France à la demande de leur entraîneur en club, qui est aussi le sélectionneur. «Mais on n'a pas les mêmes qualités en tant que joueur, rectifie-t-elle. En tout cas, je suis content pour lui parce qu'il a traversé des périodes un peu délcicates avec des blessures et qu'il a su revenir au plus haut niveau». Tous les deux ont encore eu récemment un impact fort avec des images marquantes, comme les huit points de rang inscrits par le joueur de l'ASVEL dans la belle de la demi-finale et la passe (très) décisive à Flo Lepron réussie par Melain en quarts de finale de l'Euro.
«L'entraîneur de l'équipe de France féminine est champion de France avec son club et devient ensuite champion d'Europe. L'entraîneur de l'équipe de France masculine est champion de France avec son club et... J'espère que c'est bon présage», dixit Yvan Mainini. «Il a la win !» (la gagne !), lâchait plus prosaïquement un journaliste à propos de Vincent Collet après la finale de Pro A. Les deux victoires contre Nancy et le succès contre Orléans ont marqué les esprits. «Ca va me mettre dans des dispositions mentales un peu meilleures pour l'équipe de France», a juste concédé le coach de l'ASVEL, qui devait annoncer sa présélection pour les repêchages de l'Euro dès lundi. Hommes aussi discrets que passionnés, austères d'apparence mais chaleureux, les deux sélectionneurs se ressemblent mais se connaissent mal. «Notre vie fait qu'on se croise, confie Pierre Vincent. Mais on ne se voit pas si souvent en fait. Je sais qu'on a la même discipline et des fondamentaux communs.»
«Même si j'étais milliardaire un jour, la Martinique resterait indispensable pour moi. Je me ressource là bas. C'est une île qui est très généreuse avec moi. Alors quand on a été championnes, il fallait que je fasse un petit signe». D'elle même, Sandrine Gruda a parlé de son île dans les réactions d'après finale. En toute franchise : «Trop d'athlètes la quittent pour réussir, puis l'oublient. Mois je ne l'oublie pas.» Autre Antillais déraciné, Mike Pietrus multiplie les actions en faveur de la Guadeloupe en direct d'Orlando, soutenu par le Magic. «C'est important pour moi de l'impliquer dans ma carrière», confiait-il à L'Equipe avant le cinquième match de la finale. «On est passé par des galères..., rappelle Gruda. Des intempéries volcaniques, cycloniques, un crash d'avion et d'autres. Mais on est encore là !» Et à voir le nombre d'athlètes de haut niveau que les Antilles ont lancé, c'est tout le basket français qui pourrait s'associer à cette «reconnaissance». D'ailleurs, la fête serait totale si le Guadeloupéen Rodrigue Beaubois était drafté au premier tour vendredi prochain. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...