[an error occurred while processing this directive]
Depuis 2006 et son été sans défaite ni en match amical, ni en match officiel, les mauvaise passes traversées par l'Espagne sont devenues aussi rares que les jours de froid sur la côte andalouse. On n'en compte guère qu'une, quand elle a perdu trois matches sur cinq cette année au début du mois de septembre. Cela a été suffisant pour chambouler le tableau de l'Euro, piéger la France et lever un doute sur sa capacité à assumer son statut de grand favorite de l'Euro. Que tout cela semble loin aujourd'hui ! Avec un Pau Gasol en mode MVP, trophée amplement mérité qui lui a été remis juste après la finale, les champions du monde ont livré un récital lors de la phase finale, qui a connu son point d'orgue en première mi-temps ce dimanche.
L'Espagne était totalement intouchable, atteignant des sommets de vivacité et de dureté. Ricky Rubio, qui est sensé être un piètre shooteur, a lancé la première échappée (13-5, 6e, après un 8-0) d'un trois points. Les tirs serbes se sont, eux, vite montré trop courts, symptome de la fatigue après la demi-finale homérique conclue tard samedi soir face à la Slovénie. Après sept minutes et 33 secondes, lorsque Sergio Lull commettait la première faute de son équipe, l'Espagne n'avait encaissé que sept points (20-7) ! Dix minutes plus tard - à la seconde près - elle atteignait les vingt points d'avance (44-24), écart montant à +23 au buzzer de la mi-temps sur les treizième et quatorzième points de Pau Gasol (52-29) avec un différentiel abyssal au rebond (25 à 7). Lors de son premier match de l'Euro, déjà contre la Serbie, les Ibères n'avait marqué que 57 point... au total.
Après une telle performance, il était normal que les Espagnols baissent un petit peu de rythme. C'était la seule solution qui restait aux Serbes pour tenter de revenir. La zone qu'ils avaient tentée et qui avait dérangé les Espagnols durant quelques instants au début du deuxième quart-temps était éventée, Pau Gasol l'ayant contournée deux fois en partant au alley-oop. Ce petit coup de moins bien, exploité par Nenad Krstic, a permis à l'équipe de Dusan Ivkovic, qui n'avait jamais perdu lors de ses trois premières participations à une finale d'Euro, de revenir à quatorze longueurs (58-44, 27e). Mais deux contre-attaques éclairs cassaient la série. L'Espagne se dirigeait enfin vers ce titre qu'elle avait touché du doigt deux ans plus tôt, chez elle. L'écart a même frôlé les trente points dans la dernière période (77-48, 35e). X.C. à Katowice

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...