Bobby Dixon parti, il fallait bien que l'ASVEL se trouve un nouveau patron. Rôle dévolu à Aymeric Jeanneau. Mais avec quatre balles perdues et aucune passe décisive à la mi-temps, l'ancien international n'avait guère la main verte. Son remplaçant désigné, TJ Parker ? 3'15" de jeu, -1 d'évaluation. Le jeune Paul Lacombe ? Pas prêt, pas utilisé. Restait les ailiers. Mindaugas Lukauskis, meilleur passeur de l'équipe cette saison (3,7) ? Première attaque en position de meneur dans le troisième quart-temps, balle perdue, puis quatrième faute d'Ali Traoré sur la pause d'écran, retour sur le banc... Voilà comment Rawle Marshall, ailier finisseur, s'est retrouvé organisateur, symbole d'une ASVEL qui se cherche - euphémisme - et qui a perdu 25 ballons ce jeudi.
Lukauskis et Campbell ont inscrit des paniers à trois points décisifs dans les trois dernières minutes, qui feront peut-être tourner la saison de l'ASVEL.
Avec seulement six points inscrits dans ce troisième quart-temps, contre onze pour Gravelines par le seul Demetris Nichols, l'ASVEL a plus écopé qu'elle a créé, c'est sûr, dans la deuxième partie d'un match qu'elle avait relativement maitrisé en première mi-temps grâce à sa défense (16-6, 9e ; 20-13, 14e). Mais elle a aussi fait preuve d'une force de caractère assez insensée pour résister à ce déséquilibre et à plus de cinq minutes sans marquer dans le quatrième quart-temps ( 47-48, 38e).
Comme si l'équipe de Vincent Collet risquait beaucoup plus qu'une élimination aux As ce jeudi, si elle redoutait qu'un coup de bambou de plus lui soit vraiment fatal. C'est alors que Lukauskis et Eric Campbell, héroïque des deux côtés du terrain comme souvent aux As, ont sorti des trois points qui nécessitent des «noisettes», comme dit Jean-Denys Choulet. Puis Jeanneau a conclu l'affaire en retrant deux lancers, l'arbitre ne sifflant pas faute sur le dernier trois points de Ben Woodside. Gravelines, qui a shooté à seulement 33%, peut se mordre les doigts longtemps d'avoir laissé passer sa chance face à une équipe certes en mission, mais qui revient de très loin.
X. C. Ã Villeurbanne

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