C'est le beatwriter (spécialiste) des Wizards au Washington Post qui l'écrit : quand Kévin Séraphin était sur le terrain dans le quatrième quart-temps face à Philadelphie, «pour la seule fois de la soirée, la balle bougeait.» Puis il décrit : «Séraphin a fait une jolie passe pour (Rashard) Lewis qui a dunké. Puis il a trouvé (Jordan) Crawford pour un double pas renversé. Crawford a ensuite trouvé Lewis à trois points et un peu plus tard Séraphin pour un tir en crochet.» Kévin Séraphin est donc bien un Wizard cette saison, comme la précédente.
De cette simple réalité, on pouvait douter jusque-là à la lecture des déprimants boxscores de Washington, la pire équipe de la NBA. Le Guyanais, pourtant bien meilleur que prévu avec l'équipe de France, puis très bon avec Vitoria durant le lock-out, était l'oublié du fond d'effectif. Vendredi, le coach en sursis Flip Saunders, un peu forcé (Turiaf blessé, Blatche mécontent, McGee maladroit...) et qui n'avait plus rien à perdre (Philadelphie a gagné 120-89), lui a donné son plus gros temps de jeu de la saison : 22 minutes, plus que lors des trois matches précédents cumulés. Et l'ancien Choletais l'a rentabilisé : 12 points à 5/8, 5 rebonds, 3 contres, 2 passes. Est-ce là le véritable départ de sa saison ? On l'espère. Mais personne ne peut l'affirmer. - X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...