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Le 03/07/2009 à 22:00 | Mis à jour le 03/07/2009 à 22:18
 

Cyclisme - Tour

Sous haute surveillance

Après trois éditions gâchées par les affaires de dopage, l'UCI et l'AFLD comptent sur le ciblage des contrôles et les effets du passeport biologique pour améliorer la traque des tricheurs.
Selon le mot du président de l'UCI Pat McQuaid, le Tour devrait être «l'événement sportif le plus contrôlé de l'histoire».(EQ)
Selon le mot du président de l'UCI Pat McQuaid, le Tour devrait être «l'événement sportif le plus contrôlé de l'histoire».(EQ)

Puerto, Landis, Rasmussen, Vinokourov, Ricco, Kohl, Schumacher : les quatre derniers millésimes du Tour de France marquent les souvenirs au moins autant pour les affaires de dopage qui les ont animés que pour les performances sportives. Au point que les organisateurs ont renoncé aux différents slogans énoncés («Tour du renouveau», «Kilomètre zéro») pour s'en tenir à un objectif plus raisonnable : faire du Tour «l'événement sportif le plus contrôlé de l'histoire», selon le mot du président de l'UCI Pat McQuaid.

Une cinquantaine de coureurs ciblés

Depuis son retour à la compétition, Lance Armstrong a pu mesurer l'évolution de la lutte antidopage, relevant 34 contrôles. Le Boss fera-t-il l'objet d'un traitement particulier ? «Les contrôles se multiplieront et je dis à Lance Armstrong qu'il sera particulièrement, particulièrement, particulièrement surveillé», a lancé la ministre des Sports Roselyne Bachelot vendredi. Contredisant Pierre Bordry, le président de l'AFLD : «Lance Armstrong sera contrôlé de la même façon que les autres coureurs.» Une chose est sûre : l'Américain n'a cessé d'écarter la possibilité d'analyser à nouveau des échantillons de 1999, positifs à l'EPO selon des informations révélées par L'Equipe en 2005.

A l'image de son président, la Fédération internationale fait son retour dans l'organisation de la lutte antidopage au côté de l'Agence Française de lutte contre le dopage. L'an dernier, l'AFLD avait prouvé l'efficacité de contrôles ciblés et avait inauguré la série de coureurs pincés pour usage d'EPO-Cera, aussi bien lors du Tour de France (Ricco) qu'après la fin de la course (Schumacher, Kohl, Piepoli). Cette année, cette attention accrue visera encore une cinquantaine de coureurs et s'appuiera, comme d'habitude, sur les données sanguines recueillies jeudi à Monaco, et, contexte plus inédit, sur le passeport biologique mis en place en 2008. A l'arrivée de chaque étape, le vainqueur, le Maillot Jaune et plusieurs coureurs désignés au dernier moment seront soumis à des contrôles qui dépisteront stéroïdes, EPO et aussi hormones de croissance.

Longtemps décrié, voire décrit par Bernhard Kohl comme un moyen d'affiner les pratiques dopantes, le passeport biologique a enfin eu des effets ces dernières semaines après le lancement de procédures contre quelques coureurs (Astarloa, Caucchioli, De Bonis, Lobato Elvira, Serrano) et la mise hors course de Thomas Dekker. Les leaders des équipes ont été épargnés. Signe de nouvelles pratiques dans le peloton ? L'UCI aimerait y croire. «La grande majorité des coureurs ont des valeurs sanguines normales, notait récemment Anne Gripper, responsable antidopage à l'UCI. Et le seul moyen d'avoir des valeurs sanguines est de ne pas manipuler son sang. » - A. T.-C., à Monaco

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