[an error occurred while processing this directive]
«Fabian Cancellara, comment avez-vous vécu cette troisième victoire en prologue ?
Aujourd'hui, c'était une journée assez spéciale au niveau des conditions météo. On a d'abord eu du beau temps puis de la pluie. J'ai passé des moments difficiles dans le bus en attendant de partir. Je priais pour que le soleil revienne et finalement cela m'a souri. Il faut toujours un peu de chance pour gagner. Dix minutes, c'était l'objectif que je m'étais fixé et je l'ai atteint.
Cette victoire a-t-elle un goût particulier après les insinuations sur la possible utilisation d'un vélo électrique ?
Aujourd'hui, j'ai fait une belle démonstration, mais une démonstration comme à chaque fois que j'ai gagné un prologue ou que j'ai gagné une course. (...) J'ai fait du très bon travail, une très belle course. Mais ce n'est pas une revanche. Je n'ai rien à démontrer. A l'arrivée, ils ont pris mon vélo pour le passer au scanner mais pour moi, c'est une blague, c'est d'abord une question d'argent pour les constructeurs. J'ai dit à l'officiel qui a pris mon vélo que c'était moi qu'il fallait scanner, le moteur, il est en moi. Ma batterie dure dix minutes (sourire).
«J'aimerais bien être en jaune pour l'étape d'Arenberg, qui a une signification particulière avec Paris-Roubaix.»
Quelle était l'ambiance au bord du parcours ?
On a eu de la chance que les Pays-Bas battent le Brésil hier (en quarts de finale de la Coupe du monde de football) : tout le monde était de bonne humeur. Non, je plaisante, ce n'est pas l'explication. C'est vraiment un pays de vélo. C'était incroyable de voir tout ce monde au bord de la route, surtout qu'il a plu pendant des heures. C'était vraiment beau, avec le soleil qui est revenu pour le final. C'était une belle ouverture pour le Tour de France.
Allez-vous défendre le Maillot Jaune ?
Pas de bonification, c'est bien pour moi, pour l'équipe. Je suis heureux de partir demain avec le Maillot Jaune et je verrai au jour le jour. J'aimerais bien être en jaune pour l'étape d'Arenberg, qui a une signification particulière avec Paris-Roubaix. Mais il y a d'autres étapes avant, l'étape de Spa n'est pas toute plate. On ne sait pas ce qui peut se passer.
Imaginez-vous être un jour en jaune à Paris ?
Demain, ce sera mon seizième jour en jaune, mais cela ne fait pas un Tour de France. Je l'ai déjà dit. Le Tour, c'est un rêve et cela doit rester un rêve. Mais il faut distinguer le rêve des objectifs. Pour l'instant je garde mes autres objectifs, je garde mes rêves. Peut-être qu'un jour... » - Recueilli par A. T.-C., à Rotterdam

Pour gagner dans les prairies de l'Essex en août, sur un parcours olympique atypique,...