«Quelle est la stratégie des Saxo Bank pour cette étape ? (Lolo51300)
Les Saxo Bank ont utilisé un truc classique : envoyer un équipier à l'avant qui peut servir de relais quand le leader attaque en fin d'étape. Jens Voigt s'est glissé dans l'échappée matinale et il a pu aider un peu Andy Schleck quand celui-ci a attaqué dans les derniers kilomètres du col de la Madeleine avec Alberto Contador. Il aurait été encore plus précieux s'il avait basculé au sommet avec son leader au sommet car il restait encore un passage en vallée jusqu'à l'arrivée. L'autre stratégie pour préparer l'accélération d'Andy Schleck a été de hausser le rythme du peloton dans les premiers kilomètres de l'ascension, par Chris Anker Sorensen et Jakob Fuglsang, pour éliminer les équipiers des autres formations et user les rivaux de Schleck. Astana a aussi essayé d'envoyer un équipier à l'avant mais Vinokourov s'est retrouvé à contre-temps et n'a pas pu aider Contador.
Alberto Contador avait-il intérêt à attaquer dans le col de la Madeleine ? (thib29470)
Avec l'équipe Saxo Bank, l'équipe Astana a contribué à durcir la course et à éliminer rapidement Cadel Evans. Après le gros travail de Tiralongo et de Navarro, Contador s'est retrouvé en tête à tête avec Andy Schleck. Peut-être qu'il était un peu plus fort mais s'ils avaient continué à lancer des accélérations sur 100-200 m, ils auraient gaspillé leur énergie. Ils ont rapidement conclu un pacte pour distancer leurs rivaux pour le Maillot Jaune. Même si Andy Schleck dit qu'il n'a pas pris trop de risques, les deux leaders ont fait une belle descente et surtout ils ont confirmé leur belle condition en creusant les écarts dans la vallée. Avec Andy Schleck, Alberto Contador est le deuxième vainqueur du jour.
Comment expliquer qu'il y ait autant d'écarts ? (Bro75018)
On attendait de la traversée de ce premier massif montagneux une première sélection parmi les favoris, autrement dit voir quelques leaders perdre tout chance. On se retrouve avec seulement deux coureurs encore en lice pour le Maillot Jaune, Alberto Contador et Andy Schleck. Ce qui est évident, c'est que les coureurs ont du mal à récupérer de tous les efforts produits depuis le départ : il y a eu une course assez nerveuse pendant trois jours, des chutes à gogo qui ont laissé des traces, une chaleur caniculaire depuis quatre-cinq jours. Les écarts qu'on observe sont peut-être une des conséquences de la lutte antidopage, avec un peloton qui récupère globalement moins bien.
Que peut-on espérer des Français ? (Carlos_49)
Les coureurs français font exactement ce dont ils sont capables : gagner des étapes plutôt que jouer le classement général. Parmi les coureurs qu'on attendait, Sylvain Chavanel a confirmé en gagnant deux fois. Sandy Casar a répondu présent même s'il m'a fait peur dans le final de l'échappée où il en a fait un peu trop en roulant dans les derniers kilomètres et en emmenant le sprint de loin. Il a gagné et il a eu raison. L'étape du 14 juillet mercredi est taillée pour les baroudeurs que sont les Français : j'attends de voir Pierrick Fédrigo qui a été un peu attentiste jusque-là, ou encore Thomas Voeckler et Christophe Le Mével.» - Jean-François BERNARD

Pour gagner dans les prairies de l'Essex en août, sur un parcours olympique atypique,...