Spécialiste du contre-la-montre, David Millar a mené un drôle d'effort solitaire mardi lors de la 9e étape entre Morzine et Saint-Jean-de-Maurienne. Diminué par une série de chutes, malade, le Britannique a passé presque toute la journée en solo dans les cols alpins pour finalement franchir la ligne en 181e et dernière position, 42'45'' après Sandy Casar, mais juste dans les délais. «Cela rentre directement dans la liste de mes cinq plus mauvaises journées sur le vélo, a expliqué le rouleur de Garmin à sa descente du vélo. J'ai roulé 180 km tout seul convaincu que j'allais abandonner ou être éliminé. »
Lâché dès le premier col du jour, Millar a payé les conséquences des chutes subies lors des premières étapes (douleurs intercostales) et d'un virus qui le poursuit depuis plusieurs jours : «J'ai tout de suite su que quelque chose n'allait pas. Mon côté gauche était bloqué et j'avais des spasmes dans le dos, a-t-il raconté. A 100 km de l'arrivée, j'avais 30 minutes de retard sur les leaders. Dans ma tête, je ne voyais que le profil de l'étape. J'ai tout décomposé en ascensions de 5 km et je me disais : ''Il faut que tu passes ça.'' A l'arrivée, je ne savais pas si j'étais dans les délais mais je savais que j'avais fini. Au Tour de France, il faut finir. » - A. T.-C., à Saint-Jean-de-Maurienne
Twitter : thomas_lequipe

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