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LIGUE DES CHAMPIONS

Bordeaux - Chelsea : 1-1

2008-2009
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BORDEAUX A SON DESTIN ENTRE LES MAINS
Par David MICHEL, à Bordeaux

Grâce à son match nul arraché contre Chelsea (1-1), Bordeaux peut encore se qualifier pour les huitièmes de finale. Pour cela, il faudra l'emporter chez la Roma, qui s'est imposée à Cluj (3-1). Les Girondins sont assurés de jouer au moins la C3 au printemps prochain.
Les Bordelais sont parvenus à revenir contre Chelsea par Diarra (83e). (L'Equipe)
 
Les Bordelais sont parvenus à revenir contre Chelsea par Diarra (83e). (L'Equipe)

Désireux d'effacer la fessée administrée à Stamford Bridge à l'aller, Bordeaux a su se faire respecter à Chaban-Delmas. Il l'avait promis et il a tenu parole. Face à une très prudente formation de Chelsea, les Girondins ont finalement sauvé l'essentiel. Ils ont su renverser une situation mal engagée avec un match nul largement mérité à la clé (1-1). Car l'équipe de Laurent Blanc a bien failli se retrouver le bec dans l'eau après l'ouverture du score des Blues à l'heure de jeu. Avec une seule véritable occasion, les hommes de Scolari ont réussi la performance de la mettre au fond. Sans scrupule, Nicolas Anelka a encore fait mouche. Peu prolifique en Ligue des champions malgré des stats affolantes en Premier League, l'ancien Parisien a ouvert le score d'une percée ravageuse, exactement comme celles qui ont fait sa gloire au début de sa carrière à Arsenal. Mais c'était sans compter sur la rage des Girondins, qui ont égalisé à la 83e minute par Diarra, d'une tête salvatrice. Avec ce précieux point en poche, Bordeaux est plus que jamais en vie et c'est une bataille à trois qui va s'engager. Il reste aux Girondins de bien négocier le sulfureux déplacement à Rome le 9 décembre. Car la Roma s'est imposée 3-1 à Cluj, prenant par la même occasion la tête d'un groupe A très ouvert.

L'engagement bordelais à la hauteur

Poussés par un stade Chaban-Delmas plein à craquer, les Girondins ont démontré leur envie d'imposer le jeu. «Il faut se faire respecter tout de suite, s'imposer physiquement et montrer qui est le patron à Bordeaux», avait préconisé Franck Jurietti. Mission réussie pour un Bordeaux transfiguré par rapport au match aller. D'entrée, les intentions étaient palpables : Fernando, dont le tir fut détourné (6e), Gouffran, trop juste (8e) et Wendel, dont les coups francs furent mal cadrés (10e et 28e), ont montré la voie. Dans les duels, les protégés de Blanc ne se sont pas démontés et les frottements virils entre Joe Cole et Wendel resteront comme des grands moments du match alors que Gourcuff a bien failli en allonger une à Terry après avoir effectué un génial tour de passe-passe entre quatre Blues médusés. C'est d'ailleurs lui, le joueur prêté par l'AC Milan, qui s'est procuré la plus belle occasion de la première période. Suite à une roulette zidanesque, il a armé une puissante frappe à l'entrée de la surface, finalement repoussée par Cech (28e).

Anelka, l'unique coup de poignard des Blues

Contrairement à Valverde, le portier tchèque n'a pas eu le temps d'avoir froid, lui qui venait de repousser un missile de Chalmé une poignée de minutes auparavant (20e). Comme d'habitude, Bordeaux jouait bien, dominait et mettait du rythme. Les Blues souffraient en silence et pouvaient s'estimer heureux de rentrer aux vestiaires sans dommage. Malgré une meilleure possession du ballon, les hommes de Scolari n'ont rien montré (7 tirs à 0 pour les Girondins après 45 minutes), à l'image d'un Malouda parfaitement muselé par Chalmé. La tactique était simpliste : ils devaient patiemment faire tourner en attendant la bonne opportunité. Mais c'était sans compter sur une défense de fer du côté des Bordelais, bien décidés à ne rien laisser passer avant ce coup de poignard signé Anelka (60e), parti à la limite du hors-jeu pour crucifier la doublure de Ramé. Après ce coup d'éclat, Scolari a sorti «Nico» en prévision du gros derby contre Arsenal, dimanche à Stamford Bridge. Il a été remplacé par Didier Drogba (sifflé, lui) mais à Bordeaux, on retiendra qu'il est sorti sous les applaudissements du public. Mais c'était bien avant l'égalisation du roc Diarra. Sur un corner, l'ancien Lyonnais a remis les pendules à l'heure d'un coup de tête très franc (82e). Bordeaux méritait au moins ça.

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