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Jusque-là étouffée par la lancinante domination des Red Bull, la saison a sans doute vécu un premier tournant sur le circuit d'Istanbul Park. En décrochant la victoire au nez et à la barbe des Red Bull au terme d'un Grand Prix palpitant, Lewis Hamilton a relancé l'intérêt du Championnat, en même temps que la F1 a vécu l'une de ses épreuves les plus palpitantes depuis bien longtemps.
Tout s'est joué dans le 40e tour d'une course qui obéissait jusque-là à une logique implacable, sous l'emprise de la firme au taureau rouge. Auteur de la pole position et leader jusque-là , Mark Webber voyait alors son avance sur Sebastian Vettel fondre peu à peu, au point que ce dernier tentait un audacieux dépassement sur son coéquipier. La manoeuvre aboutissait à un accrochage et à des conséquences terribles pour l'écurie leader du classement constructeurs : abandon pour l'Allemand, retour au stand pour l'Australien dont le côté gauche avant était endommagé.
Premier bénéficiaire de ce rebondissement, Lewis Hamiton prenait alors les devants de l'épreuve, devant Jenson Button. Les deux McLaren allaient se livrer une superbe passe d'armes dans le 49e tour, le champion du monde en titre tentant en vain de dépasser au freinage son cadet. Hamilton, qui n'allait plus être inquiété jusqu'à la fin, signe son premier succès cette saison, le douzième de sa carrière. Au classement pilotes, Mark Webber, qui a limité les dégâts avec la troisième place de l'épreuve, conserve son leadership. Mais avec 93 points, il ne compte plus que cinq unités d'avance sur Button et neuf sur Hamilton, Vettel reculant en cinquième position.
A Istanbul, les Mercedes de Michael Schumacher et Nico Rosberg ont vécu une course plus paisible, le septuple champion du monde prenant la quatrième place devant son coéquipier. Du côté de Renault et de Ferrari, le week-end est assez mitigé. Alors que l'écurie française a placé Robert Kubica au sixième rang, la Scuderia n'a pas été vraiment à la fête pour son 800e Grand Prix. Comme l'avaient laissé supposer les qualifications, Felipe Massa (7e) et Fernando Alonso (8e) ont fini loin des premiers. Et par conséquent loin du spectacle. - C. LG.