L'accrochage entre Sebastian Vettel et Mark Webber a été le principal temps fort du Grand Prix de Turquie, ce dimanche. L'incident risque de faire couler beaucoup d'encre cette semaine. Les deux pilotes Red Bull se sont en effet heurtés dans le 40e tour sur une tentative de dépassement de l'Allemand, lequel a dû abandonner alors que son coéquipier arrachait la troisième place après avoir dû réparer son museau.
«Seb avait une bonne vitesse de pointe. Meilleure que la mienne. On était côte à côte. Il a ensuite tourné assez vite sur la droite de manière surprenante et nous nous sommes touchés», constatait l'Australien, dans un refus évident de polémiquer. «Cela s'est passé très vite. C'est dommage pour l'équipe. Ce fut loin d'être une journée idéale. Les McLaren ont été solides. Ce fut une belle lutte entre nous quatre, jusqu'à ce moment. Mais la victoire n'était alors pas garantie.»
La déception, voire la colère, était davantage palpable chez Vettel, dont quelques gestes au sortir de la piste étaient sans équivoque à l'égard de son coéquipier. En conférence de presse le pilote de Heppenheim était cependant plus mesuré : «On ne peut pas être très heureux après cela. Nous avions le même rythme sensiblement. Je sentais que je pouvais passer. J'étais à l'intérieur, me concentrant sur le freinage et j'ai senti que je perdais la voiture. C'est la course.»