Luc Abalo et Guillaume Joli ont plusieurs choses en commun. Ce sont les deux ailiers droits de l'équipe de France. Ils ont glané de nombreux titres avec elle (cinq pour le premier, trois pour le second). Et tous deux portent le maillot de clubs espagnols. Luc Abalo officie depuis trois ans et demi pour Ciudad Real, devenu cet été l'Atletico Madrid. Et cela fait un an et demi que Guillaume Joli a rejoint Valladolid. Autant dire que les joueurs de l'équipe d'Espagne, qu'ils vont affronter dans quelques heures, ils connaissent.
Abalo a notamment à ses côtés dans la capitale espagnole Julen Aguinagalde, le pivot, et Alberto Entrerrios, l'arrière gauche. De ce dernier, il dit : «C'est le meilleur joueur à son poste en Espagne depuis des années». Aguinagalde, lui, a un poste spécifique au sein de sa sélection, médaillée de bronze au Mondial l'an dernier. «En équipe d'Espagne, le jeu demande d'avoir un bon pivot. Les Espagnols jouent beaucoup autour de lui. Ils essayent de trouver une relation à deux autour de ce poste. Si la première tentative échoue, ils jouent alors en croisé pour trouver une deuxième situation voire une troisième.»
L'ailier droit extra-terrestre de l'équipe de France cite également Daniel Sarmiento, le demi-centre du FC Barcelone : «Cela va être sa première compétition officielle. On va devoir le surveiller de près. Il effectue une très bonne saison avec Barcelone». Il y a aussi Viran Morros, défenseur, qui porte les couleurs du Barça, après avoir joué à Ciudad Real. D'ailleurs Abalo prévient : «Il était très performant dans notre système là -bas. Si l'Espagne essaie de reproduire ce qu'on a fait avec Ciudad Real, cela va nous poser des problèmes. C'est un système atypique, différent de ce que font d'habitude les défenses en 1-5». Et il précise : «Viran Morros est en train de devenir le patron de la défense espagnole, comme Didier Dinart chez nous».
Guillaume Joli, lui, a retenu les deux ailiers du club catalan, vainqueur de la Ligue des champions en 2011, Juan Garcia et Victor Tomas. «Ils se projettent très vite vers l'avant et sont très bons en contre-attaque, explique-t-il. Ils aiment bien également intercepter les passes entre les demi-centres et les arrières.» Joli aura également deux coéquipiers de Valladolid face à lui : Eduardo Gurbindo, l'arrière droit, et José Manuel Sierra, le gardien de but. «Gurbindo joue souvent sur les un-contre-un et ne tire pas forcément de loin. C'est un défenseur assez correct, explique-t-il. Sierra est quelqu'un qui étudie beaucoup les vidéos. Il va falloir faire attention et changer les shoots qu'on a l'habitude de tenter !» Autant d'élément bien utiles pour faire tomber l'Espagne, une des entames les plus relevées qui ait été proposée à l'équipe de France dans un grand championnat depuis des années.
Olivier PAQUEREAU,

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