[an error occurred while processing this directive]
Huit titres aux JO de Pékin, six mois de pause post-olympique, un gain de poids de 10 kilos, trois mois de suspension pour avoir été pris en photo en train de fumer du hashish, un retour à l'entraînement en janvier, en compétition en mars et... 6 médailles décrochées à Rome dont 5 en or (et une d'argent) : Michael Phelps est juste hors du commun ! Aussi fidèle à son équipementier qu'à sa réputation de plus grand nageur de tous les temps, le phénomène de Baltimore a conquis ses cinq nouvelles couronnes planétaires (100 m papillon, 200 m papillon, relais 4x100, relais 4x200, relais 4x100 4 nages, soit 13 titres mondiaux en individuel et 25 au total) sans combinaison tout polyuréthane, s'offrant au passage deux records du monde (100 et 200 m papillon, en 49"82 et 1'51"51). Et même s'il n'a décroché "que" l'argent sur 200 m, non seulement l'Américain a assuré le spectacle sur chacune de ses six courses mais il a surtout offert le plus grand frisson de la semaine sur 100 m papillon.
En remportant les 50 et 100 des championnats du monde à Rome, Cesar Cielo est devenu à 22 ans le nouveau patron du sprint mondial... et accessoirement la bête noire des sprinteurs tricolores. A croire que les nageurs français sont victimes d'une malédiction à chaque fois qu'ils nagent aux côtés du nouvel empereur romain ! En tous les cas, depuis les JO de Pékin, ça y ressemble... Couronné en Chine sur la longueur, l'élève de Brett Hawke y avait devancé Alain Bernard et Amaury Leveaux. Le Paulista a remis ça jeudi à Rome sur 100 m (40"91) laissant l'argent et le bronze à l'Antibois (47"12) et Frédérick Bousquet (47"25), son partenaire d'entraînement à Auburn... Puis sur 50 m, samedi (21"08), juste devant son pote français (21"21) et Amaury Leveaux (21"25). Si les vaincus ont humblement reconnu la supériorité de Cielo, tous les protagonistes salivent d'avance des futures rencontres mondiales. Elles auront lieu dans le bassin de Shanghaï en 2011... et en maillots de bain !
Oui... mais non. Lors des Mondiaux australiens il y a deux ans, les Bleus avait décroché 6 médailles, comme à Rome. Sauf que sur l'île-continent, Laure Manaudou en avait remporté 2 en or parmi ses 5, et Virginie Dedieu avait été sacrée en natation synchronisée solo. A Rome, les Tricolores repartent sans aucun titre, mais avec 3 médailles d'argent (Hugues Duboscq sur 100 m brasse, Alain Bernard sur 100 m, Frédérick Bousquet sur 50 m) et 3 en bronze (relais 4x100 m, Frédérick Bousquet sur 100 m, Amaury Leveaux sur 50 m) toutes glanées sur les épreuves de course. La déception est venue du relais 4x100, très attendu après une finale olympique d'anthlogie et la qualité de son équipe. La satisfaction est elle venue de Frédérick Bousquet, catalogué comme nageur de relais et qui s'est offert ses deux premières médailles individuelles en championnats du monde. Une mention tout à fait spéciale revient à Amaury Leveaux, reparti d'Italie avec une belle médaille de bronze sur 100 m, quasi inespérée après une saison post-olympique difficile et la mort de son père survenue en début de semaine. Au final, la France pointe au 18e rang des médaillés, loin derrière les USA et ses 22 breloques.
Même s'il y a évidemment eu de beaux moments pendant ces XIIIes championnats du monde, l'ensemble de la compétition a été pourri par les polémiques sur les combinaisons. Des chronos qui s'affolent (43 meilleures marques mondiales dépassées en huit jours, 71 depuis le 1er janvier 2009 et 179 depuis l'introduction du polyuréthane en février 2008), des inconnus aux progressions fulgurantes qui occupent le devant de la scène (Sjöstrom sur 100 m papillon, Zhang Lin sur 800 m, Paul Biedermann sur 200 et 400 m, etc...) : il y avait de quoi être dégoûté. Après avoir creusé seule son trou en autorisant le tout polyuréthane en Italie, la FINA a réagi en deux temps au problème. Elle a d'abord annoncé mardi la fin du plastique et des combinaisons «en 2010. Février, mars, avril ou mai...», pour préciser trois jours plus tard que la règle serait «définitivement appliquée au 1er janvier 2010». Entre temps, Michael Phelps avait perdu son titre et son record du monde sur 200 m et Bob Bowman, son entraîneur, lui avait conseillé de ne plus participer à aucune compétition officielle jusqu'à ce que la FINA statue. Hasard ou coïncidence ?
Peggy BERGERE, Ã Rome

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...