L'Euro 2009, dernier rendez-vous international de l'année, devrait voir encore tomber une pluie de records pour ceux qui souhaitent que leur nom reste longtemps inscrit au tableau des performances. Avec le bannissement au 1er janvier 2010 des combinaisons en polyuréthane, qui ont permis d'améliorer 235 marques mondiales (petit et grand bassin) depuis février 2008, la natation se dirige vers une ère moins spectaculaire avec des records du monde a priori figés pour plusieurs années. Déjà l'année dernière, 10 records du monde avaient été battus lors du rendez-vous continental à Rijeka (Croatie) pour clore une année riche de 50 marques mondiales en petit bassin.
Avant Istanbul, 55 records du monde ont déjà été battus en 2009, dont 37 ces deux derniers mois sur les cinq étapes de Coupe du monde. Sur la seule étape de Berlin à la mi-novembre, 16 marques mondiales ont été abaissées. Alors, les records du monde de l'Australien Grant Hackett sur 1500 m libre (14'10''10 en 2001) et du Hongrois Laszlo Cseh sur 400 m 4 nages (3'59''33 en 2007), rescapés de la folie polyuréthane, résisteront-ils encore ? Réponse samedi.
Dès jeudi, l'Allemand Paul Biedermann devrait donner le ton sur 400 m libre, distance sur laquelle il a été sacré champion du monde cet été à Rome, après avoir coiffé la couronne sur 200 m libre en battant la star américaine aux 14 titres olympiques, Michael Phelps. Sur les deux distances, Biedermann détient le record du monde en petit bassin, tous deux améliorés il y a moins d'un mois (1'39''37 sur 200 m, 3'32''77 sur 400 m). L'Allemand est l'un des sept champions du monde 2009 à participer à la 13e édition de ces «Europe». A ses côtés, il y aura également son pendant féminin, Federica Pellegrini. La diva italienne, détentrice de la marque mondiale sur 200 m libre (1'51''85), pourrait bien chasser celle sur 400 m libre et détenir ainsi les records du monde en petit et grand bassin sur ses deux distances de prédilection.
Phénomène de l'Euro 2008 avec 4 records du monde pour autant de titres, le Français Amaury Leveaux a connu depuis des moments difficiles. Le vice-champion olympique sur 50 m libre n'aura plus qu'une marque à défendre : celle sur la distance-reine, le 100 m nage libre (44''94). Et il annonce la couleur : «Je vais à Istanbul pour "raboter" ce record. Je suis le seul à être passé sous les 45 secondes (44""94), c'est prestigieux. Le 100 m libre est mon objectif». Il retrouvera son compatriote Frédérick Bousquet, qui lorgne davantage sur le 50 m libre, sa distance de coeur dont il détient le record du monde en grand bassin (20''94 établi en avril avec une combinaison entièrement en polyuréthane) (avec AFP).

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...