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- Des critères de sélection élevés : quasiment tous les nageurs engagés dans les épreuves individuelles ont atteint la finale (sauf règlement interdisant plus de 2 représentants par nation). Et les nageurs attendus ont répondu présent, comme Alain Bernard (100m), Frédérick Bousquet (50m), Yannick Agnel (400m) ou encore Hugues Duboscq (100 et 200m brasse), d'autres ont créé la surprise, la plus belle étant à mettre à l'actif de Mélanie Henique (sur 50m papillon). Un seul couac : Camille Muffat, sur 200m 4 nages.
Des médailles obtenues du 50m au 1500m, dans trois nages sur quatre (dos, brasse, crawl), sur les deux relais 4x200m, qui reflètent souvent la densité d'une nation. 19 des 30 nageurs sélectionnés ramènent une médaille. Le seul record d'Europe battu à Budapest l'a été par Camille Lacourt sur 100m dos. Seul bémol : les hommes ont 17 médailles, les femmes seulement 4.
- L'exigence des entraîneurs. Fabrice Pellerin, après l'échec de Camille Muffat sur le 200m 4 nages : «Tout duel engagé doit être gagné. Je ne suis pas sûr qu'on rende service aux nageurs en les réconfortant systématiquement. Je suis pour le culte de la réussite, pas pour le culte de l'excuse.» Ou Romain Barnier commentant la 3e place de William Meynard sur 100m: «J'aimerais bien que William, très rapidement, se mette dans le temps de ceux qui mettent les bons centièmes de leur côté. L'opportunité d'une vie s'est déjà présentée une fois, il est passé à sept centièmes (de l'or), quand se représentera la prochaine ? Il y a une catégorie de nageurs capables de toucher devant : on a vu Yannick Agnel, sur 400m, avec l'ogre Biedermann aux fesses.»
Mélanie Henique (17 ans), Yannick Agnel (18 ans), Ophélie-Cyrielle Etienne (19 ans), Margaux Farrell (19 ans), Antton Haramboure (19 ans), Jérémy Stravius (22 ans), Clément Lefert (22 ans), William Meynard (23 ans), Boris Steimetz (23 ans), Benjamin Stasiulis (24 ans), Camille Lacourt (25 ans).
- Une équipe «enthousiaste», selon le président de la Fédération Francis Luyce, et qui a bénéficié de la dynamique du succès, grâce notamment au titre de Yannick Agnel sur 400m dès le premier jour, puis aux 5 médailles décrochées en une demi-heure mardi soir. Le Directeur technique national Christian Donzé évoque aussi l'importance du stage final, à Mulhouse.
- La fin des combinaisons : selon Christian Donzé, l'interdiction des combis en France dès le 1er septembre 2009, soit quatre mois avant la Fédération internationale, a apporté de la «sérénité» aux nageurs. De son côté, Lionel Horter, entraîneur des équipes de France, estime que «cela a fait ressortir la qualité des entraîneurs et des nageurs en France.»
La natation européenne a beaucoup plus de poids au niveau mondial que l'athlétisme, malgré la domination des nageurs américains et australiens. Avec leurs performances réalisées à Budapest, plusieurs disciplines peuvent offrir aux Français un podium lors des Mondiaux 2011 de Shanghai : - Le sprint, avec Frédérick Bousquet, Fabien Gilot, Alain Bernard, William Meynard, Yannick Agnel ; - Les 200 et 400m, avec Yannick Agnel ; - Les 800 et 1500m, avec Sébastien Rouault ; - Les 50 et 100m dos avec Camille Lacourt et Jérémy Stravius
- Les 100 et 200m brasse avec Hugues Duboscq ; - Les relais masculins 4x100m, 4x100m 4 nages ; Le 100m avec Ophélie-Cyrielle Etienne.

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