Un virus et le 11e temps à l'entraînement jeudi, ce n'est pas suffisant pour décourager Lindsey Vonn. Dès le départ de la descente, l'Américaine est partie comme une bombe et a commis une grosse erreur dès la deuxième porte, emportée par son élan. Malgré presque une seconde de retard au premier intermédiaire, elle n'a jamais cessé d'attaquer et a pris tous les risques pour remonter son handicap. Effort énorme qui est resté vain : Lindsey Vonn a laissé filer la victoire pour la première fois de la saison en descente. «Ce n'est pas que je suis fatiguée, c'est que j'ai perdu l'équilibre, je me suis dit "fais du mieux que tu peux", a-t-elle expliqué. De la troisième porte à la ligne d'arrivée, je me suis battue et je n'ai pas beaucoup de force.»
L'excellente performance d'Elisabeth Goergl (1'48"40) prive même la leader de la Coupe du monde d'un podium (4e à 0"55). Devant son public, l'Autrichienne, championne du monde en titre de la spécialité, a réalisé une descente propre, seulement entachée d'une faute en bas de parcours. «J'aime ce genre de pente, c'est difficile mais ça me plaît, a-t-elle déclaré. J'ai exploité mon potentiel, ça me satisfait. J'étais dans mon élément». Elle a devancé l'Américaine Julia Mancuso (à 0"16), qui s'était élancée juste devant Vonn, et la Suissesse Fabienne Suter (à 0"50). Goergl, 30 ans, n'avait pas remporté de victoire sur le circuit depuis 2009 et le Super-G de Lake Louise.
Côté tricolore, Marion Rolland, partie avec le dossard 9, a réalisé une course correcte, prenant la 15e place (à 1"66). «Je fais de bons passages, mais il y en a d'autres où ça mériterait d'être un plus engagé et je ne le fais pas, a déploré la Française. J'arrive à faire de bons entraînements, mais le jour de la course j'arrive pas à élever mon niveau.» Aurélie Revillet (dossard 30), a réalisé un très bon début de parcours, possédant même 5 centièmes d'avance au 2e intermédiaire, avant de craquer et terminer loin (30e à 3"38). Un peu plus tôt, Marie Marchand-Arvier était elle aussi partie sur de bons rails avant de partir à la faute et tomber. Plus de peur que de mal pour la skieuse des Contamines, qui a pu se relever sans difficulté. «C'est un peu frustrant de tomber et de savoir qu'on était dans les temps pour faire une belle place. J'étais un peu trop sur la limite et c'est pour ça que ça allait vite», a-t-elle analysé.
Rédaction (avec AFP)


Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...