Après quelques heures d'inquiétude, Julien Benneteau peut (un peu) souffler. Sa violente douleur au poignet qui l'a contraint à l'abandon contre Tommy Robredo, provient d'une inflammation et nécessite cinq ou six jours de repos. « J'ai tout de suite pensé à la Coupe Davis. J'ai vécu des moments pénibles entre la fin du match, le temps de passer l'IRM, de l'attente, du trafic sur la route, le retour et l'attente du médecin, relate le Bressan. Je suis en partie rassuré. Selon le médecin, je devrais être capable de reprendre le chemin de l'entraînement après cinq ou six jours de repos. Cela me rend sélectionnable pour la rencontre de Coupe Davis, c'est le plus important pour moi. En rentrant à Paris, je vais voir le docteur Montalvan, on en saura plus. »
Cette douleur est née deux jours auparavant. Mais cette petite tendinite ne l'empêche pas de jouer. Contre Tommy Robredo, il débute avec « un peu d'appréhension. Je ne me livrais pas forcément à fond sur mes revers. Plus le match avançait, mieux je me sentais. Mon poignet devenait de plus en plus chaud. J'étais en train de revenir dans le match, je voyais qu'il y avait de la place. Cela me poussait à en mettre encore plus dans mes coups et sur un revers, j'ai senti quelque chose bouger dans mon poignet avec une forte décharge. Ensuite, je ne pouvais plus faire un revers et lancer ma balle au service. J'étais contraint à l'abandon avec beaucoup de crainte et de peur. Après l'IRM et le premier diagnostic du médecin d'ici, c'est plutôt rassurant. Cela me fait du bien car j'étais vraiment très triste. » De la glace, des anti-inflammatoires et une attelle pour éviter tout faux mouvement sont donc préconisés et son rêve de Coupe Davis chez lui, à Lyon, reste réel. - S.D., à New-York