On ne l'avait plus revu depuis sa défaite en demi-finales de Roland-Garros face à Roger Federer. Une défaite qui l'avait - momentanément - empêché de devenir numéro 1 mondial. De retour sur le devant de la scène - et devant la presse - au All England Club, le Serbe ne se cache pas. «C'était évidemment un match important, avec beaucoup d'enjeu, mais il y avait de l'autre côté du filet quelqu'un qui a mieux joué que moi. Pour cette raison, cela ne m'a pas pris beaucoup de temps pour récupérer. Je n'ai pas joué aussi bien que j'aurais pu, mais j'ai bien joué quand même. Il a simplement été meilleur. C'est dommage que cette défaite soit arrivée à ce moment-là , mais c'est le sport» a-t-il répété samedi.
«Comment s'y prendre pour étendre cette série de défaite(s) ?» ose une "journaliste" monégasque.
Une défaite qui soulève une question pour le moins impromptue dans l'assistance : «Novak, comment comptez-vous vous y prendre pour étendre cette série de défaite(s) ?». Le numéro 2 mondial sourit. La jeune femme blonde n'est pas une journaliste comme les autres. Il s'agit de... Caroline Wozniacki, qui prétend travailler pour un "canard" monégasque, en référence au lieu de résidence des deux joueurs. «Je ne sais pas si vous avez entendu parler de Caroline Woniacki, lance-t-il alors. Elle gagne tellement de matches... Elle est devenue un modèle pour tous les joueurs masculins. Je songe donc à regarder certaines de ses rencontres pour m'en inspirer et tenter de briser cette série.»
Novak Djokovic retrouve son sérieux. En cas de succès final, il deviendrait numéro 1 mondial. Si Rafael Nadal, tenant du titre, s'incline avant la finale, il deviendrait aussi numéro 1 mondial. «Wimbledon est le tournoi le plus important du monde. Si je n'ai disputé aucun tournoi de préparation, j'ai joué beaucoup de matches d'entraînement avec différents partenaires et une exhibition à Stoke Park. Je crois que ce sera suffisant, d'autant que je me sens bien, physiquement comme mentalement. Je n'ai jamais aussi bien abordé ce tournoi» assure-t-il. Et sinon, cette place de numéro 1 mondial ? «Les Grands Chelems pompent plus d'énergie que les autres épreuves, reconnaît-il. Il y a un jour de repos entre les matches, la presse... Vous essayez d'éviter de penser à ce qui peut se passer autour du court.» Et sur le court, justement ? «Vous pouvez toujours placer Federer et Nadal comme favoris de Wimbledon. Ils ont connu beaucoup de succès sur herbe.» Bonne réponse, les deux hommes s'étant "partagé" les huit derniers titres. Caroline Wozniacki ou pas, Novak Djokovic ne se disperse pas. Jérémy Chardy, son premier adversaire, est prévenu.
J.G. (avec AFP)