A quoi rêve Roger Federer quand il pense à Wimbledon ? Au trophée. Evidemment. Il en a déjà six à la maison et un septième ne lui déplairait pas pour égaler Pete Sampras ou l'Anglais William Renshaw, vainqueur à sept reprises de 1881 à 1886 et en 1889. A Londres, le Suisse remonte le temps. « J'ai tapé pour la première fois lundi ici et après dix minutes, cela me paraissait naturel de jouer sur gazon. J'espère que cette sensation va payer tout au long du tournoi et me permettre de gagner», raconte samedi le Suisse en conférence de presse.
Au All England Club, le 3e mondial reste Sir Roger. Peu importe sa défaite en quart de l'an dernier contre Tomas Berdych ou sa blessure à l'aine provoquant son forfait à Halle, il est à la maison et se sent en forme. «Je me sens bien, j'ai bien récupéré, se réjouit Roger Federer qui doit affronter Kazakh Mikhail Kukushkin au premier tour. La semaine dernière était vitale pour bien récupérer de ma blessure à l'aine. J'ai l'impression d'être presque à 100% ce qui est bon signe pour Wimbledon. »
«Je me sens bien, j'ai bien récupéré. J'ai l'impression d'être presque à 100% ce qui est bon signe pour Wimbledon.»
L'autre bon signe provient de Paris. A Roland-Garros sur une surface moins amicale, il a montré un niveau de jeu impressionnant, notamment contre Novak Djokovic en demi-finale. Et ses intentions de jeu avec une volonté constante d'agresser et de venir au filet plaident en sa faveur : «J'ai vraiment bien joué, notamment dans les moments clés. Ici à Wimbledon, je me sens encore plus confiant. Je pense être un meilleur joueur ici qu'à Paris, je m'attends donc à faire aussi bien, voire même mieux. »
Parmi les prétendants, il en voit quatre. Roger Federer estime qu'aujourd'hui, les quatre premiers mondiaux sont à l'aise sur la surface. Par le passé, certains grands joueurs ont connu une petite allergie au gazon. Actuellement, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray et Roger Federer maîtrisent le jeu sur herbe et chacun peut exprimer son style. Depuis dix ans et sa victoire contre Pete Sampras, il en a vu passer. Quand il parle, il faut l'écouter... Le carré d'as de Roland-Garros pourrait encore s'abattre.