Groupama 3 a entamé depuis dimanche son enchaînement de virements de bord de manière à éviter la grosse bulle anticyclonique qui se profile. Du coup, ce lundi matin, Frank Cammas et ses équipiers effectuaient un deuxième empannage en 24 heures et faisaient route vers les côtes argentines. «Le travail est intense à bord, analysait Sylvain Mondon de Météo France. Car la série de virements est à la hauteur de ce qui était attendu et contraste avec les 72 heures précédentes où les manoeuvres ont été plutôt rares. Un peu de repos possible pour l'équipage la nuit prochaine et le début de journée de mardi. Ensuite ils remettent ça avec un passage long et délicat au large de Rio, en milieu de semaine»
Le bilan comptable est toujours négatif. Le trimaran accuse 270 milles de retard sur le temps de référence de Bruno Peyron, un décalage d'une demi-journée qui n'est pas insurmontable. D'autant que l'équipage espère dès le milieu de la semaine retrouver une route plus directe et aligner au moins 27 noeuds de moyenne.

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